Les achats immobiliers, et les investissements locatifs en particulier, peuvent être achetés en SCI ou en nom propre. Investir en nom propre revient à détenir l’investissement locatif à titre personnel, en tant que personne physique. Créer une SCI pour un investissement locatif interpose une société entre l’immobilier et les personnes physiques. Les personnes physiques deviennent associées de la société civile immobilière qui est propriétaire de l’investissement locatif.

Pour tous tes investissements immobiliers, tu dois te poser la question de l’achat en SCI ou non. Investir en SCI ou en indivision permet d’acheter les investissements locatifs à plusieurs. Les règles de propriété sont différentes et pour résumer, on peut dire que la SCI offre plus d’options et de stabilité au prix de contraintes de gestion que je détaillerai plus bas.

Si tu veux réaliser un investissement locatif, alors il est possible que tu veuilles diminuer les risques pour ta famille. La SCI apporte une solution dans certains cas, même si parfois, l’investissement locatif en nom propre est la meilleure option.

Faut-il créer une SCI pour ton investissement locatif ? Les banques et les notaires pourraient avoir des intérêts à t’encourager à investir en sci plutôt qu’en nom propre. « Alors, allez-vous créer une SCI pour cet investissement immobilier ? »

Selon ton interlocuteur, il est possible qu’il ne voit que son intérêt personnel à créer la société. Un notaire ou un avocat vont te facturer des frais pour la création de la SCI. En as-tu vraiment besoin ? Ce que nous allons voir dans cet article.

Créer une SCI pour un investissement ou non dépend de la situation de chacun. Si tu penses à transmettre tes investissements locatifs à tes enfants, si tu achètes en famille, alors la SCI peut être avantageuse pour investir dans le locatif.

Les avantages d’une SCI pour un investissement locatif

Pour rappel, une Société Civile Immobilière est une société dont le but est de détenir et d’administrer la gestion de biens immobiliers. Elle peut s’occuper d’investissements locatifs ou non. Dans tous les cas, il faut au minimum deux personnes pour créer une SCI. En effet, qui dit société, dit (souvent) regroupement de personnes (dites associés) pour réaliser un objectif commun : ici, acheter et gérer de l’immobilier.

voici les avantages d'investir dans le locatif via une SCI

La SCI est constituée le plus souvent entre membres d’une même famille. Voici un second article sur la création des SCI de famille. Elle peut aussi être créée par des amis ou des investisseurs. La création d’une société civile immobilière pour investir permet d’acheter à plusieurs et de mutualiser les moyens financiers de chacun des associés.

Un associé est une personne qui est propriétaire de parts de la SCI. Plus il a investi d’argent, plus il a de parts et de pouvoirs au sein de la SCI. Le gérant est (souvent mais pas toujours) la personne forte de la SCI. Il peut choisir les locataires, engager des travaux, voire même emprunter pour acheter ou vendre le bien immobilier sans consulter les autres associés.

Préférer la SCI à l’indivision pour les investissements locatifs

C’est une situation juridique dans laquelle au moins deux personnes sont propriétaires d’un même bien ensemble. Il est possible d’acquérir des biens, directement, en indivision. Les acquéreurs sont alors propriétaires en fonction de leur quote-part.

Investir dans de l’immobilier locatif en nom propre et en indivision présente des inconvénients :

  • Le statut d’indivision n’est pas une situation durable. Pour les investissements locatifs, nous avons besoin de stabilité sur de nombreuses années. La législation précise que « nul ne peut être contraint à demeurer dans l’indivision ». A tout moment, un indivisaire peut réclamer de récupérer sa part même si cela peut entraîner la vente du bien. Dès lors, la situation en indivision est instable et peu propice aux investissements locatifs.
  • La gestion est codifiée par la loi. Plus les décisions sont lourdes de conséquence, plus le vote doit rassembler de voix. Un gérant peut être nommé via une convention qui durera au maximum 5 ans.

Créer un SCI pour un investissement locatif permet d’apporter beaucoup de stabilité entre les investisseurs comparé à une indivision. Créer une SCI pour investir permet de réunir plusieurs individus autour d’un projet commun (acquisition d’appartements, investissement locatif dans un bâtiment industriel, un immeuble de rapport…). Une SCI peut accueillir aussi bien un projet professionnel qu’un bien familial destiné à être préservé.

Optimiser la transmission des investissements immobiliers

La transmission de patrimoine est plus facile avec une SCI

Investir en SCI permet de bénéficier d’un avantage fiscal en terme de transmission du patrimoine.

La SCI peut être créée avant ou après l’investissement locatif. Les parents apportent un bien dans la SCI qu’ils constituent ou constituent une SCI pour acquérir un investissement immobilier. Ils gèrent le bien ensemble. Au fil du temps, ils peuvent transmettre des parts sociales à leurs enfants.

Il est possible de donner une partie minoritaire et équitable. Les enfants sont alors associés de la SCI. Une quote-part des revenus de la SCI leur revient. Ils devront déclarer ces revenus dans leur base imposable. La limite de cette méthode est le paiement de droits de donation au-delà de 100 000€ de donation.

Profiter des abattements fiscaux

Pour une transmission entre parents et enfants, un investissement locatif peut être exonéré d’impôts jusqu’à une valeur de 100 000 €. On peut renouveler l’opération tous les 15 ans. La SCI permet de transmettre exactement 100 000 € car elle est divisée en parts. Les parents peuvent donc choisir de transmettre un montant égal ou inférieur au montant de l’exonération.

Donner un investissement locatif dont la valeur est supérieure à 100 000 € génère automatiquement des impôts que la création d’une SCI permet d’éviter.

Transmettre un investissement locatif financé par emprunt

Si tu transmets un investissement immobilier en nom propre de 200 000 €, alors la base imposable pour calculer l’impôt est 200 000 €. Si tu as emprunté 150 000 € pour le financement de ton investissement locatif, alors mieux vaut créer une SCI pour la transmission.

Créer une SCI pour un investissement locatif financé par un emprunt permet de diminuer la base imposable du montant de l’emprunt. Dans notre exemple, la base imposable n’est plus que de 50 000 € puisque le capital restant dû vient diminuer la valeur de l’investissement locatif.

Voilà une autre raison d’investir dans du locatif en SCI ou nom propre. En nom propre, c’est la valeur brute de l’immobilier locatif qui est prise en compte. En SCI, c’est la valeur nette d’emprunt qui sert de base de calcul aux droits de mutations.

Comme les investisseurs immobiliers utilisent tous (ou presque) l’effet de levier, créer une SCI pour investir est une idée pour réduire les impôts lors de la transmission des investissements locatifs où de la dette demeure.

Arbitrer la propriété et les relations est plus facile en SCI

Il est assez fréquent de voir des époux ou des concubins créer une SCI pour réaliser un investissement locatif. La création de la SCI permet d’organiser le patrimoine du couple marié ou non.

Dans le mariage, il existe de nombreuses possibilités de contrat. La séparation de biens porte bien son nom. Chacun des époux dispose de son patrimoine propre. En théorie, il n’existe aucun patrimoine détenu par les deux époux en même temps.

La SCI permet de créer un ilot de communauté. L’investissement immobilier est la propriété de la société dont les parts sont réparties entre les époux. Les règles de gestion, de revente et l’organisation subissent les lois de la SCI et non celles du mariage.

Certains époux ont un patrimoine en commun. On parle des régimes de communauté universelle ou de communauté réduite aux acquêts. Ici encore, créer une SCI pour un investissement locatif peut permettre à l’un des époux d’investir sans l’autre.

investir en SCI ou non

Investir dans l’immobilier est risqué. Un époux peut alors s’associer avec une personne extérieure à la famille pour diminuer les risques. La SCI et les investissements locatifs qu’elle détient sont alors la propriété exclusive de l’époux investisseur.

Créer une SCI pour un investissement immobilier est intéressant pour les concubins ou les partenaires de PACS. Ici encore, la SCI permet d’investir avec ou sans son concubin ou son partenaire.

En terme de protection, la SCI apporte une solution supplémentaire car on peut prévoir que le survivant jouira de l’usage du bien immobilier. Bien souvent, le survivant peut entrer dans des conflits avec ses enfants ou le parent survivant d’un enfant d’une précédente union. Selon les cas, le survivant pourrait être évincé du logement.

Fiscalité : faut-il créer une SCI pour investir ?

Au cours de la vie de la SCI, la société ou ses associés devront payer des impôts : l’impôt sur les sociétés ou l’impôt sur les revenus. Ce choix est déterminé dès la création de la société. Les investisseurs immobiliers ont donc intérêt à comprendre les implications de chaque régime avant de créer la SCI pour les investissements locatifs.

Investir en SCI à l’impôt des particuliers

Lorsque la SCI est transparente, les revenus de la SCI entrent dans la base imposable des associés. Chaque année, ils devront payer l’impôt en fonction de leur tranche d’imposition. Pour les gros investisseurs immobiliers ou les personnes qui gagnent déjà bien leur vie, les revenus immobiliers seront fortement taxés. Créer une SCI à l’IS pour un investissement locatif permet de se créer du patrimoine sans alourdir sa fiscalité.

Toutefois, en cas de cession des biens immobiliers, les associés bénéficieront d’abattements significatifs sur la plus-value réalisée.

Investir en SCI à l’impôt des sociétés

Lorsque la SCI a opté à l’impôt sur les sociétés, elle paiera elle-même l’impôt chaque année. Les associés ne devront rien débourser. En revanche, lors de la cession du bien, la SCI sera imposée sur la plus-value réalisée. Ce régime peut s’avérer intéressant dans une optique de conservation des biens dans le long terme.

Investir dans une SCI imposée à l’impôt sur les sociétés (SCI IS) peut paraître inutile, voire contre-productif ! C’est pourtant vers ce choix que j’ai orienté mes investissements immobiliers depuis 2015.

Voici les raisons qui m’ont poussées à créer une SCI à l’IS pour mes investissements locatifs.

Quand tu crées une société civile immobilière pour un investissement immobilier, tu peux faire deux choix fiscaux : soit l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés. Dans le temps, ils sont à peu près équivalents : on va payer à peu près le même montant d’impôt.

La différence principale est qu’à l’impôt sur le revenu, on va payer des impôts tous les ans, y compris quand on rembourse un emprunt. C’est là où c’est plus difficile, parce qu’on doit ressortir de l’argent de notre poche en général. Quand on va vendre le bien en SCI imposée à l’impôt sur le revenu, on n’aura pas de plus-value à payer. Créer une SCI imposée à l’IR peut donc être intéressant pour les investissements locatifs où la possibilité de grosse plus-value est forte. 

En impôt sur les sociétés, c’est l’inverse. Quand on rembourse l’emprunt et quand on détient le bien, on va payer très peu d’impôt en SCI à l’IS. Par contre, un rattrapage fiscal se fait quand on va revendre le bien. Mais grâce à la comparaison avec des logiciels comme RentaSCI, on voit bien que le montant définitif de l’impôt est à peu près sensiblement le même, sauf sur une part non négligeable de projets où un régime l’emporte sur l’autre.

Pour moi, le régime fiscal va plus ou moins être adapté au type de bien. Si l’immeuble acheté requiert plein de travaux, qu’il est délabré et qu’on a des tranches marginales d’imposition de 30 %, ou plus, en impôt sur le revenu, la création d’une SCI à l’IS pour cet investissement immobilier est une bêtise. Car les travaux, qui sont considérables dans ce cas, sont en effet déductibles dans le régime particulier.

Dans mon cas, je prends justement un bien qui n’est pas délabré et sans beaucoup de travaux, car je ne veux pas avoir d’entretien à faire, mais surtout je suis à l’IS, donc à 15 %. Ça veut dire que si un artisan me facture 1 000 € de travaux, ça me coûte en réalité 850, car j’ai une économie d’impôt de 150. Ce qui n’est pas très intéressant, pour moi.

Mais c’est en partie pour cette raison que j’ai opté pour cet immeuble qui a été rénové. Si les travaux étaient plus conséquents, je ne le ferais sûrement pas dans ma SCI à l’IS, mais je créerai une deuxième SCI que je mettrai à l’IR, pour profiter de la déduction des travaux de mon patrimoine. Mais aujourd’hui, ce n’est pas ma logique.

Comme la SCI est vraiment une société à part, avec son propre système d’imposition, elle paie son impôt. Et moi, si je ne touche pas d’argent de la SCI, je ne paye pas d’impôt à titre personnel, en tant qu’actionnaire et associé.

Ce qui m’intéresse, c’est cette coquille pour capitaliser. C’est un peu comme une assurance-vie. On met de l’argent dedans, et puis on le ressort quand on veut, à la retraite, en vendant les biens ou en en tirant des loyers.

Investir en SCI IS pour le locatif

Mon calcul, c’est de faire une grosse cagnotte, avec de l’immobilier dedans. Je n’y touche pas immédiatement, et les années où je vais gagner moins ou à mon passage à la retraite, j’en profite. Je sors tout l’argent qu’il y a dedans, qui aura augmenté avec l’effet de levier du crédit. Voilà pourquoi j’ai créé une société à l’impôt sur les sociétés pour investir.

La SCI à l’IS correspond vraiment aux biens que j’achète, avec peu de travaux, sans rénovation. D’autant que je n’ai pas envie non plus d’en faire. Je n’ai donc pas besoin de déficit foncier. La coquille de la SCI à l’IS, c’est au final cette capacité à payer très très peu d’impôts pendant qu’on détient le bien, et de pouvoir sortir ça un peu plus tard, en ayant capitalisé.

Quand ne pas créer une SCI pour un investissement locatif

Créer une SCI pour investir n’est pas systématique. Créer une SCI pour un investissement locatif demande des efforts et des coûts qui peuvent dépasser les avantages fournis par la SCI. L’investisseur immobilier doit alors peser le pour et le contre avant de créer ou non une société civile immobilière.

De la paperasse en plus

Si tu es allergique aux papiers, alors attention aux SCI. Investir en SCI ou nom propre ne demande pas les mêmes efforts. Quand tu achètes en nom propre, tu passes chez le notaire assez simplement.

Un investissement en SCI demande tout d’abord de créer la SCI. Il faut rédiger les statuts. Ce document d’une dizaine de pages définit les règles de fonctionnement : quel est le but de la SCI ? Qui est le gérant ? Quels sont ses pouvoirs ?

Au vu de l’importance des montants en jeu, il est utile de faire appel à un professionnel du droit. Contre 1 000 € à 2 000 €, un notaire ou un avocat pourra personnaliser les statuts de ta SCI pour investissement locatif. Je te conseille de bien choisir ton conseiller car certains vont reprendre une trame toute faite qui te sera facturée à prix d’or.

Pour informer les banques, les pouvoirs publics et toute autre personne intéressée, il faut publier une annonce dans un journal légal. Le coût est de 200 à 400 €. Les statuts devront aussi être déposés au greffe du tribunal de commerce. Le coût d’enregistrement est généralement inclus dans les coûts de création facturés par le professionnel.

Dans la vie de la SCI, tous les changements devront être formalisés et cela engendre un coût. De même, les décisions prises par les associés sont soumises au vote et recueillies dans un classeur officiel. Les décisions sont votées en assemblée générale. Il faut y inviter les associés et rédiger un compte rendu. Encore du travail supplémentaire qui s’ajoute au fait que la SCI doit aussi tenir une comptabilité.

Créer une SCI pour un investissement immobilier dans un ou deux parkings n’est pas utile. Investir dans un immeuble de rapport en SCI demande à être étudié.

Créer une SCI pour investir ne protège pas les associés des dettes

Tu ne devrais pas créer une SCI pour un investissement locatif si tu envisages de ne pas rembourser tes dettes. La banque et les autres débiteurs vont d’abord poursuivre la SCI, puis viendront chercher les associés de la SCI. Les associés sont responsables des dettes à hauteur de leurs parts. Si tu as investi dans 10 % d’une SCI, alors tu devras rembourser 10 % des dettes au cas où la SCI ferait faillite.

Ne pas créer une SCI pour investir en meublé ou en marchand de bien

Qui dit société CIVILE immobilière dit activité civile. La location nue est une activité civile par nature alors que la location meublée ou l’achat revente sont des activités commerciales. Elles sont imposées dans la catégorie des BIC : bénéfices industriels et commerciaux.

Par nature, la SCI exclut toute activité de commerce par son caractère civile. Certaines exceptions peuvent exister et je t’engage à les mettre en œuvre avec un professionnel pour éviter les ennuis avec l’administration.

Investissement locatif : SCI ou nom propre ?

En conclusion, créer une SCI pour un investissement locatif est intéressant pour acheter à plusieurs. Si tes revenus et ta capacité d’emprunt ne te permettent pas d’investir dans un gros projet, alors le recours aux associés est une solution pour réaliser ton investissement locatif. Une SCI est beaucoup plus stable et souple qu’une indivision.

Attention toutefois à ne pas créer une SCI machine à gaz pour un petit investissement immobilier. La paperasse et le formalisme sont plus importants que pour un investissement immobilier en nom propre. On évitera d’acheter un ou deux parkings en SCI au début.

Par contre, une fois le projet d’investissement immobilier locatif bien défini, on peut créer une SCI et ajouter les investissements successifs à celle-ci pour mutualiser le coût et temps de gestion.

L’avantage premier de créer une SCI est d’investir en famille. La transmission de patrimoine en présence de plusieurs enfants sera facilitée par la SCI. Le coût fiscal sera aussi réduit en profitant au maximum des abattements.

Elle peut aussi prévenir les conflits entre héritiers grâce à la formalisation des règles de fonctionnement dans les statuts. Je conseille beaucoup la SCI dans le cadre des familles recomposées.

Une famille avec un enfant unique aura probablement moins d’intérêt pour créer une SCI. Le besoin de partager équitablement les biens immobiliers n’existe plus.

En résumé

Les +

  • réaliser un investissement locatif à plusieurs, en mutualisant les capacités financières de tous les associés
  • éviter l’indivision
  • réduire le coût fiscal de la transmission des investissements
  • transmettre au fur et à mesure son patrimoine immobilier
  • inclure ou exclure son époux, son partenaire ou son concubin pour le protéger
  • opter pour le régime de l’impôt sur les sociétés

Les  –

  • le coût de création de la SCI
  • les contraintes administratives tout au long de la vie de la société
  • engagement du patrimoine personnel des associés dans la limite de leur participation au capital
  • impossibilité de louer en meublé

 

Bref, acheter en SCI n’est pas fait pour tout le monde.

Faut-il créer une SCI pour investir ?

Pourquoi ai-je investi dans cet immeuble en Société Civile Immobilière ? J’ai crée ma SCI pour cet investissement locatif dans une optique de long terme. A l’heure actuelle, je suis en couple, je n’ai pas d’enfant (note 2018 : je suis papa), mais il y a un moment où je vais bien devoir transmettre mes investissements immobiliers, que ce soit à mes futurs enfants, à ma copine ou éventuellement à d’autres personnes.

Investissement locatif en sci ou non ?

Je trouve que la SCI offre une souplesse extraordinaire par rapport à l’achat en nom propre. Au lieu de se séparer de l’immobilier, on se partage des parts de société. C’est beaucoup plus souple à partager. Il n’y a pas besoin de repasser chez le notaire. On peut faire ça sur un coin de table, un soir, quand on a décidé. Si tu veux formaliser la cession de part de SCI, il suffit juste de prendre un avocat ou un modèle sur internet.

On peut céder 10, 20, 30, 50 % de ses parts de société. Céder une partie d’un immeuble qu’on détient en bien propre, c’est beaucoup beaucoup plus compliqué.

Investissement locatif sci ou nom propre ?

Investir en SCI est une optique de gestion de patrimoine. La SCI me permet aussi de séparer mon patrimoine. J’ai une partie de mes investissements locatifs investis en SCI et une partie en nom propre.

Cela me permet de jongler entre investir en SCI et investir en nom propre. Selon les investissements locatifs, le type de bien, où il est situé, etc., je vais réaliser l’investissement immobilier en SCI ou en nom propre (à titre personnel plutôt qu’en société).

C’est une question de critères de décision. J’ai détaillé plus haut l’impact de la fiscalité pour mes investissements locatifs en SCI à l’impôt sur les sociétés. C’est un régime fiscal un petit peu particulier.

Pour résumer, créer une SCI pour investir est principalement une optique de transmission. J’ai prévu certaines clauses dans mes statuts pour pouvoir transmettre à mes enfants ou à mon épouse. S’il m’arrive quelque chose, mes investissements locatifs seront transmis plus simplement. Les frais de transmission seront réduits par rapport à un investissement en nom propre.

L’immobilier est un investissement locatif qui se gère sur le très long terme, des dizaines d’années. Personnellement, je ne veux pas faire d’achat revente, ce n’est pas mon métier. Je préfère encaisser les loyers tout le temps, mais sur de longues périodes. Quand on raisonne comme ça, on se dit que les investissements locatifs seront peut-être transmis ou revendus, mais sur des longues périodes.

En cas de transmission anticipée (donation, démembrement…) ou s’il m’arrive un pépin (transmission subie, dite à cause de mort), la SCI me permet d’aménager ma transmission pour économiser des impôts. Je souhaite aussi que les choses se passent comme je l’ai décidé.

En plus de la transmission ou de l’économie d’impôt, avoir des règles écrites qui dictent mes choix sur mes investissements locatifs est important.

    14 replies to "Faut-il ABSOLUMENT créer une sci pour un investissement locatif ?"

    • Odile

      Bonjour Julien,
      Je suis novice en la matière mais je pense que mon profil correspond plutôt à un investissement en SCI version IS . Je suis un peu alarmée cependant par ce qui doit être attendu comme imposition à la fin du parcours, à la revente. Et si on transmet ses biens sous forme de donation à ses enfants alors ? D’autre part que se passe-t-il lorsque les emprunts ont été remboursés ? est-ce aussi intéressant fiscalement ?
      Désolée pour ces questions qui vous paraissent sûrement très basiques ! Merci si vous trouvez le temps d’y répondre,
      bonne continuation, Odile

      • Julien

        Bonjour Odile,

        Si tu transmets la SCI à tes enfants, alors il n’y a pas de vente, donc pas de taxation de plus-value professionnelle.

        Les emprunts ne rentrent pas en compte sur la plus-value, cela ne change rien au niveau de la plus-value. L’impact est plus sur les droits de transmission.

    • Cielo

      Bonjour
      Ayant déjà des biens loués nus et meublés imposés au micro, ais je intérêt à créer une SCI Pour de futurs biens, SCI que je voudrais voir imposer au réel
      Puis je avoir des biens avec des régimes d’imposition différents ?
      Merci de votre réponse

      • Julien

        Bonjour,

        non, les biens vont prendre le régime fiscal de la SCI, ce sera donc un régime unique et oui, il peut être au réel.

    • Eric

      Bon résumé Julien, le choix IS ou IR se base sur les impôts/les revenus et sur la stratégie à appliquer en fin de parcours.

    • Maxime

      Salut Julien
      Je me permets de te poser une question car je suis tombé sur cet article traitant la sci à l is.
      Je suis en train d’acheter un lot de garage et je m aperçois que si je creer ce type de structure je serais au régime des BIC et donc soumis à tva alors que je ne vais louer qu’à des particuliers.
      As tu déjà vu ce type de problématique ?
      Je me vois mal relever mes loyers afin que mon cash flow ne soit pas mis à mal.
      Merci pour tout tes articles qui permettent de mieux appréhender le monde des garages

    • gardi

      Belle explication, dans ton cas, j’aurais fait de meme. Je regrette de ne pas avoir eu toutes ces informations quand j’etais en activité. maintenand à la retraite, je finis de rembourser mes investissements dans le neuf et j’ai un t2 en lmnp. Merci et continue à prospérer

    • richard

      Bonjour Julien,

      Merci pour cette vidéo et ton partage d’expérience concernant la SCI IS.

      Je suis moi aussi en SCI IS , avec 2 associés et nous détenons aujourd’hui 2 immeubles + 1 local commercial + 1 entrepôt.

      Nos motivations et notre stratégies sont pourtant très différentes de la tienne , mais nous on tout de même fait converger vers la SCI IS :

      1) Notre stratégie est simple : achat d’immeubles délabrés, rénovation complète (en apportant un soin particulier à l’efficacité énergétique) , mise en location , avec comme objectif des investissements à cash flow positif.

      2) les raisons du choix de la SCI IS :
      – L’investissement immobilier devait être transparent d’un point de vue financier pour chacun de nous. Il était donc inenvisageable de payer des impôts tous les ans sur quelque chose qui ne rapporte pas forcément.
      – En SCI IR , légalement les travaux déductibles sont plus limités que la SCI IS , nous n’étions donc pas totalement libre de nos choix.
      – Pendant la période de remboursement de crédit, tu peux être positif comptablement et donc imposable , mais sans dégager aucune trésorerie , dans ce cas tu dois mettre la main à la poche. Nous avons une grande ambition en matière de nombre de bien , aussi , arrivé à un certain point , tu fais le calcul et l’impôt généré par tes investissement peut rapidement venir grignoter ton « reste à vivre ». Ce qui aurait amputé notre niveau de vie et avec ça…. notre capacité d’investissement….et donc de fait aurait fini par nous bloquer.
      – La possibilité d’intégrer ta (tes) SCI IS dans une holding est un +! (mais c’est peut être possible avec les SCI IR aussi).
      – Pour finir , les travaux permettent de maintenir la SCI en déficit pendant près de 10ans …. donc sans imposition!

      Bref , de manière général , c’est surtout l’absence d’impact à titre perso qui a primé dans notre choix.

      Au plaisir d’en rediscuter avec toi.
      Bonne fin de journée
      Richard

      • Julien

        SAlut Richard,

        tu as été beaucoup plus loin dans tes explications que moi ! Je partage aussi toutes tes raisons et elles m’ont poussées à opter pour ce schéma d’imposition !!!

    • Amandine

      C’est vrai ! Acheter en SCI n’est pas fait pour tout le monde. C’est pour cela que j’ai préféré acheter des parts de SCPI auprès de cette entreprise : corum . Je cherche plutôt à obtenir une rentabilité intéressante et préparer ma retraite, tout en contournant les soucis de gestion.

    • laurent

      Bonjour,

      Je suis Laurent, expatrie en Indonesie depuis quelques annees. Je cherche a investir en France par le biais d’une SCI a l’IS avec un autre expatrie. Nous cherchons a nous faire coacher sur le projet, pourrais-tu me dire comment te contacter ? Merci.

      Laurent

      • Julien

        Bonjour Laurent,

        je viens d’ajouter une page de contact sur le site à cet effet !

    • perret

      Entièrement d accord. La sci de mon point de vue sert essentiellement pour transmettre son patrimoine

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