Comme tu le sais, je suis un grand fan des investissements dans les garages. En 2019, je m’apprête à passer la barre des 200 garages. Mes garages représentent le majeure partie de mon patrimoine.

C’est un investissement dans lequel je crois énormément, maintenant et pour longtemps. Tu connais comme moi l’adage qui dit qu’il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

En effet, investir 100 % de son patrimoine dans l’immobilier est risqué. Quand l’immobilier va bien et qu’il monte, alors les performances sont au rendez-vous. Mais que se passe-t-il si le marché se casse la figure ? Si tous tes œufs (ton argent) sont dans le panier immobilier et que celui-ci tombe, alors tu perds beaucoup.

C’est dans cette optique que j’ai commencé à investir en bourse. Attention, je ne suis pas en train de créer un nouveau blog et ce n’est pas ma nouvelle passion. Je préfère de loin les garages aux produits financiers, mais je souhaite diversifier mon patrimoine.

Ma stratégie est d’investir quelques milliers d’euros chaque année en bourse. Je ne vais pas le faire n’importe comment. Pour cela, je me suis formé à la faculté d’Angers. Tu sais peut-être que je suis devenu conseiller en gestion de patrimoine en 2018.

Je voulais comprendre les produits financiers, la bourse, les stratégies gagnantes et l’économie. Un conseiller en gestion patrimoniale doit maitriser tout cela pour donner les bons conseils à ses clients.

A partir de ces nouvelles connaissances, j’ai mis en place mon plan d’investissement. Il est simple et éprouvé car je ne l’ai pas inventé. Les enseignants et les professionnels l’utilisent depuis longtemps.

Mes contraintes d’investisseur en bourse sont les mêmes que pour investir dans l’immobilier. Je veux que ce soit le plus passif possible : mon temps est important et je ne veux pas le gaspiller. Pas question de faire du trading ou d’étudier des actions. Je veux une méthode automatisée, qui ne demande que quelques minutes tous les trimestres.

Mes espoirs de gain sont moins élevés que pour les garages avec une moyenne de 7 % par an avant charges et impôts.

A ce stade, je pense que tu as envie d’en savoir plus sur cette méthode. Je vais donc te présenter Tanguy Caradec. Je connais Tanguy depuis quatre ans maintenant.

Dès notre rencontre, il m’a parlé de ces investissements en bourse et de la méthode que j’utilise aujourd’hui. A l’époque, je l’ai pris pour un doux rêveur. N’ayant pas le temps ni l’envie de creuser le sujet, j’ai continué à acheter des garages par dizaines.

Mais quand j’étais sur les bancs de la fac, j’ai pu demander aux banquiers, aux conseillers en gestion de patrimoine et aux économistes ce qu’ils pensaient de cette méthode simple et efficace.

Vu que personne n’a su me proposer mieux (avec mes contraintes et objectifs), j’ai opté pour cette méthode et Tanguy est la bonne personne pour te la présenter et te l’enseigner.

Julien: Bonjour Tanguy, est ce que tu pourrais te présenter ?

Tanguy: j’ai 39 ans, je suis marié avec 4 enfants et je suis libre financièrement grâce à mon épargne et à mes investissements immobiliers et boursiers. J’ai réussi avec des conseils simples pour investir, en particulier en bourse avec les trackers.

Je partage mon parcours sur mon blog http://investir-et-devenir-libre.com/ et sur youtube https://www.youtube.com/channel/UCAhUv3aiFU0vO46slpxGS9Q

Julien : Comment tu as découvert l’investissement en bourse ?

Tanguy : j’ai ouvert un PEA à 16 ans et investi mon livret A de l’époque. N’y connaissant rien et n’ayant pas des parents ayant d’expérience en bourse, j’ai acheté une sicav indicielle répliquant la performance de l’indice CAC 40. C’est année là, l’indice a fait +50%. J’ai compris que la bourse serait une aide indispensable pour devenir autonome financièrement ;

Julien : Tu as de la chance dans ton timing. Personnellement, j’ai investi 6000 francs gagnés pendant l’été 2001 dans une SICAV (elanciel france). Après les attentats du 11 septembre, la SICAV a perdu 40 % de sa valeur la première année.

Heureusement, l’argent était bloqué 5 ans et j’ai retrouvé à peu près mes billes à la sortie.

Tanguy : Malgré un bon début, je pense que j’ai fait par la suite toutes les erreurs possibles et j’ai perdu beaucoup d’argent. J’étais étudiant lors de la bulle internet et j’ai acheté des actions surévaluées pour mieux les voir s’effondrer ensuite.

Pire j’ai emprunté pour investir en bourse. J’ai fait un prêt étudiant à 4% pour acheter un produit structuré d’une grande banque française qui devait rapporter 40% sur 3 ans. Un arbitrage parfait en théorie car j’empruntais à 4%.

Sauf qu’il ne fallait pas que la bourse baisse de plus de 40% sur la période, ce qui historiquement n’était pas arrivé depuis les années 1920…

Résultat, j’ai démarré ma vie active avec des dettes et j’ai du travailler dur pour réparer les dégâts. Après une période d’abstinence, j’ai essayé un service payant de trading d’options. Mais j’ai fait 90% de pertes en quelques mois, sans compter le paiement des « recommandations d’un expert d’options »… J’ai également essayé l’analyse graphique, … j’avais presque touché le fond.

Puis le krach de 2008 est arrivé et n’ai pas investi alors que le marché était au plus bas. J’ai spéculé à la baisse sur le CAC 40 en 2008 (chance) et 2009 (stupide). Je lisais des articles sur la déflation et pensait que l’avenir c’était de détenir du cash et de l’or ce qui était stupide…

C’est en 2010 que j’ai eu le déclic : j’en avais marre de ne pas y arriver et je ne voulais pas rester dépendant de mon seul travail. J’ai décidé de me former auprès des investisseurs qui avaient réussi et partageaient leur savoir (Jim Rogers, Warren Buffet et biens d’autres).

C’est fou mais la plupart des gens ont perdu de l’argent en bourse. Sans méthode, les débutants risquent en effet de commettre plusieurs erreurs. Dans mon cas, j’en ai commis énormément.

Julien : L’investissement en bourse ou dans l’immobilier ne s’improvise pas. De nombreuses erreurs guettent les débutants et les plus expérimentés.

La bourse m’a toujours attiré. Mon premier achat est une action Eurotunnel, conseillé par mon père. Il ne s’y connaissait pas plus que moi et j’ai acheté 1000 actions. Je les ai revendu 10 ans plus tard avec une moins-value.

Depuis, je n’ai pas investi un kopeck en bourse. Par contre, j’ai investi 5000 € dans une formation de conseiller en gestion de patrimoine pour comprendre les produits financiers et l’économie sur laquelle ils reposent.

J’investis tous les mois quelques centaines d’euros en bourse. Tu vas nous expliquer cette méthode bien connue un peu plus loin.

Quels ont été les résultats de tes investissements boursiers ?

Tanguy : Après les montagnes russes de mes débuts, j’applique à présent une méthode simple et éprouvée d’investissement. Je mesure et partage publiquement la performance de mon PEA depuis juin 2014 qui est de 263% à fin octobre 2018 soit un rendement annualisé de 34%.

Je précise que j’ai eu de la chance en investissant dans quelques actions sous-évaluées, sur un marché haussier. Je serais content de faire du 7%/ an sur les 20 prochaines années. A ce rythme, mon capital aura en effet quadruplé !

Julien : Quelles sont tes contraintes et envies d’investisseur qui font que les etf sont la bonne solution ?

Tanguy : Les etf (dit aussi trackers) sont le support idéal pour la grande majorité des investisseurs individuels. Pour plusieurs raisons.

D’abord, la performance. Investir sur des eft répliquant les grands indices mondiaux, c’est l’assurance de faire mieux que la majorité des investisseurs, qui investissent sur des actions individuelles spéculant de fait face à des investisseurs chevronnés, exerçant à temps plein et donc plus performants. Ce serait comme de vouloir battre des joueurs de ligue 1 au foot.

Ensuite les frais. Les etf sont généralement 10 à 20 fois moins cher que les fonds traditionnels ! C’est incroyable mais vrai. Les etf ont des coûts moindres car ils n’ont pas besoin d’analystes pour étudier les entreprises, ils se contentent de répliquer un indice

Enfin le temps. Il s’agit d’un investissement réellement passif. Une fois investi en ETF, vous n’avez pas besoin de vous en préoccupez. Les dividendes sont versés régulièrement, tout est géré par la société qui émet l’eft, vous n’avez rien à fait.

Même la déclaration d’impôts est préremplie par votre courtier en bourse. Vous n’avez pas non plus à vous tenir au courant de la bourse : les meilleures performances sont faites par ceux qui ne regardent pas les cours de bourse car ces variations peuvent vous conduire à prendre de mauvaises décisions.

Julien : Qui d’autre pratique cette méthode d’investissement via des trackers ?

Tanguy : La gestion passive avec les etf est très populaire aux USA et représente plus de 30% des encours totaux et prends des parts de marché depuis 30 ans. En France, cette méthode est encore méconnue mais progresse rapidement. Ceux qui l’adoptent ne reviennent pas en arrière ! C’est également la méthode d’investissement utilisé par les blogueurs américains sur l’indépendance financière.

Julien : Qu’est ce que le CAC 40 ? Qu’est-ce qu’un fond indiciel ?

Tanguy : Le CAC 40 est un indice utilisé pour mesurer la performance boursière des 40 plus grandes sociétés cotées sur la bourse de Paris. Un fonds indiciel est un support d’investissement qui a l’objectif de répliquer un indice.

Sa performance est donc égale ou très proche de l’évolution d’un indice, comme le CAC 40. Il existe des centaines d’indices et des milliers de fonds indiciels. Ces fonds sont un peu les ancêtres des trackers.

D’ailleurs je ne recommande pas d’investir sur un fonds indiciel CAC 40. Il est bénéfique de voir plus large et d’investir très facilement sur les indices américains, européens et émergents.

Julien : quels sont les risques des etfs en général et des etf synthétiques en particuliers ?

Les risques des etfs sont tout d’abord, comme tout investissement en bourse, la risque de perte en capital. Il ne faut pas investir sur un mois ou un an car l’etf peut avoir baissé sur cette période. Cependant, comme la bourse monte toujours sur le long terme, la probabilité de baisse se réduit plus on conserve longtemps son investissement. C’est donc un placement adapté pour la retraite.

Sans rentrer dans un débat trop long, les etfs synthétiques (par oppositions aux etfs naturels) n’achètent pas directement les actions de l’indice mais d’autres actions et utilisent des contrats pour combler les écarts de performance. Cela permet par exemple d’acheter un etf sur l’indice américain mais composé d’actions européennes… et donc éligible à l’enveloppe fiscalement avantageuse du Plan d’Epargne Action.

Je ne vois pas de risque spécifique sur les synthétiques car les indices mondiaux sont globalement corrélés. Par contre il convient de choisir un émetteur de qualité, dont la gestion est irréprochable.

Julien : Y a t-il des dividendes dans un etf ?

Tanguy : Oui c’est tout à fait possible mais pas obligatoire. Le client peut choisir soit un etf distribuant, qui va reverser les dividendes reçus par les entreprises, aux porteurs d’etf. La fréquence peut être trimestrielle ou annuelle. Le client peut préférer, pour des raisons fiscales notamment, un etf capitalisant. Les dividendes reçus sont alors réinvestis ce qui augmente la valeur de l’etf. Sans rien faire, vous détenez ainsi chaque année un peu plus d’actions.

Julien : Qu’est-ce qu’un tracker obligataire ?

Tanguy : Jusqu’ici j’ai parlé de trackers actions. Mais il est également possible d’investir sur les obligations, c’est-à-dire d’acheter de la dette des entreprises ou des états. La encore, les trackers sont un support de choix car permettant d’acheter ces classes d’actifs avec des faibles coûts. Pour beaucoup de raisons qui dépassent le cadre de cet interview, je ne suis pas un grand fan des obligations. Et puis il y a le fonds euros qui est fiscalement plus avantageux.

Julien : Existe-t-il des trackers immobiliers ?

Tanguy : En effet il existe des trackers immobiliers. J’ai d’ailleurs failli en acheter en 2011 avant de préférer finalement acheter de l’immobilier physique aux USA. Ce qui est génial, c’est que l’on peut acheter de l’immobilier aux USA, en Europe, au Japon… le tout de manière complètement passive. Gros avantage pour les français : pas de frais d’entrée là où les SCPI facturent allègrement des frais d’entrée de 7% à 10%. A date je n’en ai pas, car j’ai déjà 80% d’immobilier dans mon patrimoine. Et il y a déjà de l’immobilier dans les trackers actions, qui couvrent tous les secteurs de l’économie.

Julien : A quel prix trouve-t-on des tracker ?

Tanguy : On en trouve à partir de 30€ la part. Alors que d’autres sont à 300€. Il est souvent peu avantageux d’acheter une seule part. Pour optimiser les frais d’achats, je conseille souvent de regrouper vos achats sur un mois, un trimestre ou une année. Tout dépend du choix de votre courtier. Je propose un outil de simulation des frais aux clients de ma formation.

Julien : Où peut-on acheter des trackers en France ?

Tanguy : Rarement auprès de l’émetteur et le plus souvent auprès d’une banque, d’un assureur ou d’un courtier. Encore une fois, il faut optimiser les frais. A service rendu égal, je conseille généralement de passer par un bon courtier en ligne. A titre personnel, j’utilise Fortuneo et Bourse Direct.

Julien : Faut-il acheter des etfs via une assurance vie ou dans un pea ?

Tanguy : Pour acheter un etf, il faut d’abord ouvrir un compte bourse. Vous avez trois choix : le compte-titres, l’assurance vie et le plan épargne actions (PEA). Sans rentrer dans les détails, chaque enveloppe possède ses avantages et inconvénients.

  • Le compte-titre a le plus large choix de titres mais ne bénéficie d’aucun avantage fiscal.
  • L’assurance-vie est avantageuse fiscalement mais a des frais de gestion élevés.
  • Le PEA est avantageuse fiscalement et pour les frais mais a un choix moindre d’etf.

En général, si vous êtes résident français, c’est le PEA que je conseille, et ce que je privilégie personnellement.

Julien : Quels sont les critères pour choisir les meilleurs etf ?

Tanguy : il existe des milliers d’etf et il n’est pas évident de faire son choix, d’autant que l’offre évolue dans le temps avec de nouvelles offres. Voici mes critères de choix :
– Eligibilité au PEA : tous les trackers n’y sont pas éligibles car il faut une majorité d’actions européennes dans l’actif de l’ETF.
– Frais de gestion : on trouve d’excellents trackers avec 0,12% de frais mais certains fonds actions facturent 10 à 20 fois plus !
– Frais d’achats / vente : la encore, l’optimisation rapporte. En choisissant la bonne fréquence d’achat et le bon courtier, il est possible de faire facilement des économies, à qualité de service égale (voir meilleure)
– La liquidité. Je conseille d’investir sur les etfs ayant les plus gros encours car ils ont la meilleure liquidité, ce qui facilite l’achat et la revente. Vous trouverez facilement une contrepartie sur le marché. Et comme il y a un effet d’échelle, ce sont souvent (mais pas toujours) les etfs avec les meilleurs frais.

Julien : Que conseillerais tu à un débutant qui voudrait se lancer ?

Comme dans beaucoup de domaines, il est indispensable de se former pour réussir. Je l’ai appris à mes dépens mais depuis que j’ai compris ce que je faisais, mes performances ont décollé.

Je me suis rendu compte qu’il n’était pas suffisant d’écrire des articles pour transmettre mon savoir. J’ai donc créé pour mes lecteurs une formation leur permettant d’apprendre à investir en bourse, pas à pas. En respectant le rythme de chacun, ce qui permet à de parfaits débutants d’obtenir d’excellents résultats. La barrière est en effet vraiment le savoir et investir en bourse est en fait accessible au plus grand nombre.

Je propose plusieurs formules en fonction du degré d’accompagnement souhaité : soit vous suivez la formation et êtes autonome rapidement, soit vous souhaitez rejoindre le groupe privé des élèves avec qui j’échange tous les mois. Une dernière formule s’adresse à ceux qui souhaitent un suivi individualisé.

Se former à la bourse est d’ailleurs très rentable, mes élèves rentabilisent leur formation en quelques mois et engrangent ensuite les bénéfices. Il est très satisfaisant d’avoir pu surmonter sa peur et de faire travailler son argent efficacement.

Pour en savoir plus sur les formations PEA pour réussir en bourse sont accessibles via ce lien
http://investir-et-devenir-libre.com/formation/

Merci beaucoup Tanguy d’avoir pris le temps de nous expliquer en détail le fonctionnement des trackers. Pour ceux qui veulent dupliquer ma méthode d’investissement, la formation de Tanguy est le raccourci ultime.

J’aime beaucoup cette formation que j’ai suivi avec intérêt. Elle m’a aidé à faire le lien entre la théorie de la fac et la pratique. Tanguy m’a mâché le travail sur le choix du courtier et des meilleurs trackers.

Notre seul point de désaccord est sur le bon moment pour commencer à investir. Quand le CAC 40 était à 5500 points, je jugeais que c’était trop risqué. Maintenant que les bourses ont chuté, je pense que le timing est meilleur.

J’ai un partenariat avec Tanguy et si tu suis sa formation découverte, je t’offre 30 minutes de coaching. Pour les plus motivés qui suivront les versions premium ou privilège, j’offre une heure de coaching individuel (150 €). Je t’apporterai mon expérience sur le sujet de ton choix : investissement dans les garages, gestion de patrimoine ou investissement financier.

Attention, mon temps est précieux, donc je limite cette offre au vendredi 11 minuit. 

Voici le lien pour découvrir en détail cette formation qui en vaut la peine 🙂

http://investir-et-devenir-libre.com/formation/

 

    1 Response to "Investir dans des etf ou des trackers, est-ce rentable ?"

    • lannoo

      la bourse, c’est gagner de l’argent sur le dos des travailleurs, des investissements des entreprises et de la recherche
      chacun ses choix, mais éthiquement c’est très égoïste
      à des kilomètres de l’investissement immobiliser

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