Le philosophe qui n’était pas sage OU pourquoi nous sommes malheureux ?

Pour une fois, cet article ne parlera pas de parking ou de garage ! Je ne change pas ma ligne éditoriale, mais en ces périodes de vacances, je veux partager avec toi le dernier livre que j’ai lu. Il est génial car il décrit très bien la raison du mal-être dans nos sociétés occidentales. Ce livre, le philosophe qui n’était pas sage, a été écrit par Laurent Gounelle. Rien de philosophique ou de pompeux dedans, le livre raconte juste pourquoi nous sommes malheureux !

L’intrigue du philosophe qui n’était pas sage

Sandro est professeur de philosophie à l’université de New York. L’histoire débute quand il décide d’aller dans la jungle, à la rencontre d’une tribu indienne. Ce philosophe part en mission pour venger sa femme. On n’en sait pas plus à ce moment, mais nous voilà partit dans la forêt amazonienne. Accompagné de 4 mercenaires, il brave les dangers de la forêt pour arriver au village.

Dans ce village, tout va bien. Les Indiens sont heureux, ils vivent en communion avec la nature, se nourrissent facilement. La communauté est en harmonie avec elle-même, la nature et se retrouve chaque soir. Mais, Sandro veut se venger ! Il ne veut pas tuer les Indiens, mais les rendre malheureux. Il charge alors le chef des mercenaires de le faire à sa place. Ce petit tyran se prend au jeu et voici comment il procède.

La source de nos malheurs

Là où le livre est très bien fait, c’est qu’il fait un parallèle très intéressant entre cette tribu et le monde tel que nous le connaissons. Je te laisse juger par toi-même le processus qu’il utilise pour rendre ces Indiens malheureux.

Le premier changement consiste à endormir les Indiens, à les rendre passifs. Le Géo-Trouve-tout de la bande invente alors un aquarium qui fait des bulles. Les Indiens passent un temps fou devant, ils deviennent paresseux, moins vigoureux et se coupent du moment présent.

Vient ensuite l’invention du Jungle Time, ou JT. Une belle et jolie présentatrice est mis en avant pour présenter toutes les mauvaises nouvelles du village et des alentours. Les Indiens vivent dans le temps présent. Peu leur importe de savoir ce qui se passe dans la forêt quand ils sont au village, et inversement. Se détacher du temps présent, pour penser à l’avenir ou au passé n’est pas dans leur habitude.

Une fois détaché du temps présent, les mercenaires séparent les Indiens entre eux puis les séparent de leur environnement. En construisant une hutte par famille, avec chacun sa chambre, les Indiens ne dorment plus tous ensemble dans la hutte commune. Les palissades viennent les isoler des « dangers » de la forêt, mais surtout, les Indiens se retrouvent coupés du monde. Selon eux, ils font partie du monde, de la forêt, de la rivière tout comme les animaux, les plantes et tout cela ne forme qu’un tout !

En parallèle, Krakus, le chef des mercenaires entame une nouvelle démarche. Les Indiens ne se comparent pas entre eux. La beauté pour eux a de multiples facettes. La femme la plus belle n’existe pas car il y a plusieurs beautés : la beauté de l’âme, la beauté du cœur, la beauté des gestes etc etc… Krakus induit alors la notion de jugement et de comparaison entre les membres de la tribu. Or cela rend chacun malheureux car avant tout le monde était égal. Maintenant ils sont en compétition et malheureux quand ils ne sont pas les meilleurs.

Tu l’attendais, j’en suis sûr, et le voici, l’argent fût introduit. Les Indiens se mettent à travailler pour pouvoir envoyer des messages à leur voisin, acheter des drogues, le nouveau sac à main à la mode… Dans cette phase, le philosophe veut clairement remplacer par des besoins matériels (extérieur), le vide qui a pris place dans le cœur et l’âme des Indiens (intérieur). Mais bien sûr, les Indiens n’en seront que plus malheureux encore car l’essentiel, leur bien-être intérieur ne sera pas comblé par le nouveau sac, ou le nouveau aquarium payant qui diffuse trois fois plus de bulles !

Ce que je retiens de ce livre

Le philosophe qui n’était pas sage m’a révélé les mauvais côtés de notre culture occidentale. Bien sûr, je suis bien content d’avoir mon appartement, une voiture, mon ordi, mes séries, mon blog, mes garages, mes vacances etc etc… Comme chacun d’entre nous. Par contre, il m’a amené à réfléchir à certaines habitudes que nous avons pris dans ce monde. Je ne fais pas de jugement, je te fais part de mes réflexions seulement.

Couper l’Homme de la Nature est dangereux. Nous sommes la Nature alors que nous nous comportons comme si nous étions différents des animaux, des plantes. Nous commençons déjà à payer le prix fort de nos actions contre la Nature : pollution, cancer, déforestation…

A trop penser au passé et à l’avenir, nous vivons dans la peur du lendemain, la peur de tout perdre, alors que la Terre peut nous permettre de vivre heureux et en harmonie, sans nous soucier de notre avenir.

L’individualisme ne nous rend pas service. La solitude est de plus en plus présente dans nos sociétés alors que l’Homme est un être sociable, qui vit en groupe. Passer du temps ensemble nous rend heureux. Arrêtons aussi de nous comparer les uns aux autres. Nous sommes différents, mais non pire ou meilleur que le voisin ! Sans jugement et sans comparaison, nous serons plus heureux !

L’argent et les possessions matérielles que l’on nous fait désirer à grand coups de publicité ne serviront jamais à combler nos manques intérieurs. Avant d’acheter le dernier objet à la mode qui nous rendra heureux 5 minutes, pourquoi pas prendre le temps de parler avec un ami, avec sa famille, prendre le temps de regarder la Nature, les Hommes qui nous entourent et vivre dans l’instant présent !

Après cela, je ne peux pas te mettre un lien vers Amazon pour que tu achètes ce livre. Mon conseil sera donc d’aller discuter avec le libraire d’à côté, de profiter de cette rencontre et du moment que vous passerez ensemble !

Et toi, penses-tu que les travers de nos sociétés pourront un jour disparaître au profit de la communauté et du bien être total ?


5 Comments

  • Alexandre

    Reply Reply 3 août 2013

    Bonjour Julien,

    Je le trouve trop volumineux et sur la plage ce n’est pas pratique
    J’attends le livre de poche et je l’achète
    Merci pour ce résumé

    Alexandre

  • Un lecteur

    Reply Reply 1 août 2013

    Bonjour,

    J’ai découvert ton blog il y a plusieurs semaines. Je le trouvais intéressant au début puis je me suis aperçu que ça ressemblait furieusement à de la publicité déguisée pour autre chose…
    Et récemment, 2 posteurs ont commenté ce que je pensais déjà: n’est il pas un poil présomptueux de vendre un livre et d’animer des formations de la part d’une personne qui n’a en tout et pour tout acheté… 2 fois?

    Malheureusement, je ne retrouve pas leur message. Je les ai pourtant cherchés, au milieu des commentaires à la gloire de ton blog qui eux, n’ont pas disparu…

    Tu parles de notion de bonheur… pas d’hônneteté?

    Je doute que mon commentaire aura une longue vie ici, mais ta réponse sera peut être pertinente?

    • Julien

      Reply Reply 5 août 2013

      Bonjour,

      bravo pour ce message anonyme. C’est tellement facile de critiquer ainsi…

      Je ne peux pas plaire à tout le monde, c’est bien normal, alors ne reviens plus !

      Julien

  • Damien

    Reply Reply 1 août 2013

    Salut Julien,

    « … au profit de la communauté et du bien être total ». C’est très difficile de croire qu’un jour ce soit possible. Nous sommes tellement ancrés dans un système où la consommation est un des moteurs principaux de la croissance (ce qui suit une certaine logique). Donc, dans l’hypothèse d’un retour à une vie plus « simple », ce serait humainement très bénéfique, mais catastrophique pour notre société.

    A bientôt
    Damien

    • Julien

      Reply Reply 1 août 2013

      SAlut Damien,

      je te rejoins sur ton avis. Dans cette optique, il faudrait une transition et un abandon des référentiels économiques actuels.

      Julien

Leave A Response

* Denotes Required Field