Voyage en Inde : quelle expérience !

Tu sais peut-être que, parmi mes passions, les voyages figurent en bonne place. J’adore partir à l’étranger et voir le monde. Pour la première fois, je vais partager avec toi une partie de mon voyage.

Pourquoi partir en Inde ?

L’Inde n’a jamais partie de mes envies pressantes en terme de destination. Mais c’est l’occasion qui fait le larron. Un ami très cher se marie en Inde cet été. Le mariage est prévu du 24 au 29 août. Je connais mon ami depuis le premier jour de mon école de commerce.

Il cherchait un étudiant angevin pour le loger pendant la semaine d’intégration. Il habite Paris et cette première semaine d’école se passe à Angers.

C’est ainsi que j’ai rencontré mon ami indien, par hasard. Nous avons cohabité pendant toute la semaine dans mon premier appartement étudiant. Depuis l’école, on se voit aussi régulièrement que son métier et mes passages à Paris le permettent.

Un mariage Indien

Le mariage s’est déroulé sur quatre soirs et nous sommes allés de surprise en surprise. La famille de mon copain habite à Hyderabad au centre de l’Inde.

 

Cette métropole de 7 millions d’habitants n’est pas touristique. C’est une ville à majorité musulmane. La famille de mon ami est historiquement rattachée à Hyderabad et ils y connaissent beaucoup de personnes.

En Inde, la religion majoritaire est l’hindouisme à environ 80 %, puis la religion musulmane à 15 %, suivie par d’autres religions comme les catholiques. Septembre est le mois où les hindous célèbrent le dieu Ganesh (celui qui a une tête d’éléphant).

Mon ami et sa femme sont musulmans et vivent tous les deux à Paris depuis de nombreuses années. Le mariage était donc un mix culturel entre les traditions indienne, musulmane et la culture occidentale.

La cérémonie religieuse du mariage a duré une quinzaine de minutes. Il s’agit principalement de signer le contrat de mariage. Les hommes et les femmes sont séparés dans deux pièces différentes de la maison familiale.

Ce soir là, les femmes sont en robe (salwar kameez) rouge. La veille, elles étaient en kurta jaune pour la cérémonie du henné et le dernier jour en robe bleu (salwar kameez encore). Autant te dire que nous avons passé quelques heures dans les magasins à la recherche des tenues. Pour les hommes, une seule tenue indienne suffisait pour les quatre soirées. Vingt minutes ont suffit pour m’habiller.

Une fois mariés, mon ami et sa femme se retrouvent pour une séance photo avec leurs amis et leurs familles, avant de diner et danser au rythme de la musique traditionnelle indienne (composée exclusivement de percutions).

Le samedi soir ressemble à s’y méprendre à une soirée occidentale. Un restaurant/club est réservé pour le groupe de 60 amis qui ont fait le déplacement. Musique de boite de nuit, nourriture indienne et sushi, alcool et discours rythment la soirée.

Pas de mariage en Inde sans inviter plusieurs centaines ou milliers de personnes ! Le dimanche soir, environ 1500 personnes étaient attendues. Rien que cela. Ce nombre de convives est apparemment assez ordinaire d’après les Indiens avec qui j’ai pu en discuter. Se marier en Inde coûte donc très cher et s’endetter pour cela est courant.

Sur une scène de vingt mètres de large, les mariés sont restés environ 3h30 devant les photographes et caméramans. Famille, amis et relations ont défilés par petits groupes pour présenter leur respect et offrir leur cadeau.

A côté de cette grande salle, il y a une salle toute aussi grande aménagée pour le diner. Une grande table pour les mariés et des tables de 10 ou 12 pour le reste des convives. La particularité reste que les invités mangent au fur et à mesure de la soirée, juste après leur rencontre avec les mariés.

Et le reste de mon voyage en Inde ?

Il nous restait deux semaines de voyage pour découvrir l’Inde. C’est un pays immense donc nous avons choisi de nous concentrer sur la région du Kerala, au sud ouest de l’Inde.

Bien nous en a pris car les transports sont très lents. Les trains n’étaient pas adaptés à nos envies, donc nous avons voyagé en bus la plupart du temps. Bonne nouvelle, le bus est extrêmement accessible : un euro permet de voyager environ 75 km. Mauvaise nouvelle : la vitesse moyenne ne dépasse que rarement les 30 km/h. Je te laisse imaginer les trajets en montagne.

Le confort ou la chaleur n’ont pas été un souci. Passer une journée dans le bus m’insupporterai sans doute en France, mais en Inde, c’est un moment privilégié. C’est un temps d’observation de la vie indienne, de ses paysages, de la faune et de la flore. C’est aussi un lieu de rencontre avec les autres passagers.

Complètement pris dans le voyage et son rythme, j’étais surpris de la quasi-absence de pensées relatives à mes locations immobilières ou mon activité de formation.

L’image, l’impression forte que me laisse ce pays est une impression de bordel, dans le sens absence d’organisation, qui part dans tous les sens. Il y a une énergie puissante chez les Indiens, qui se dissipe lentement au fil de l’eau. L’organisation reste brouillon un peu partout : dans les gares, dans les restaurants, sur les routes, aux marchés, en approvisionnement électrique ou internet.

C’est aussi un pays très bruyant, à cause des moteurs, mais aussi des Indiens qui parlent fort. De retour en France, j’ai été gagné par une sensation de calme, de fluidité (par contraste).

Les manifestations indiennes

Pendant le séjour, nous avons aussi été témoins de plusieurs grèves. La première manifestation bloquait la petite ville d’Alleppey. Les Indiens salariés et fonctionnaires manifestaient pour des augmentations de salaire.

Fort de cette information, je pensais que la seconde grève relevait du même problème. Eh bien non, pas du tout ! Les manifestants réclamaient de l’eau ! La faible mousson a réduit les réserves en eau dans la région. L’objectif de cette grève était d’obtenir une partie de l’eau stockée dans les barrages de la région voisine.

L’eau est un véritable problème en Inde. Faute d’eau, des coupures de courant ont eu lieu quasiment tous les jours. L’eau est une ressource précieuse, qui a l’air inépuisable en France, mais c’est faux ! Si tu ne veux pas manifester pour de l’eau demain, alors, s’il te plaît, ne la gâche pas aujourd’hui.

Ok ? Oui !

En Inde, les mouvements de tête sont radicalement différents. Le oui se fait comme cela (en exagérant beaucoup).

Au début, c’est assez déroutant et cela provoque des incompréhensions. De plus, les mouvements de tête exprimant un « peut-être » et « je ne sais pas » sont assez similaires au mouvement de tête du oui.

Je n’ai pas trouvé de vidéo sur le sujet en français, donc voici une courte vidéo humoristique en anglais (sous-titres en anglais).

Et toi, as-tu passé de bonnes vacances ?

As-tu réfléchi à tes investissements immobiliers (actuels ou futurs) ?


1 Comment

  • Sophie

    Reply Reply 14 septembre 2016

    Merci Julien pour ton partage. Ton article m’a fait voyager….

    A bientot!

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